Chers(es) amis(es) et ceux qui vont me lire.
On m'a demandé de faire un blog alors que j'arrive à peine à me faire cuire des oeufs. Je me lance donc dans cette épopée en couchant sur la toile du web mes
dessins dans un esprit empreint de liberté que procure Internet (du moins en théorie).
Ceci est un blog de dessins d'humour noir et de dessins sur l'actualité pouvant heurter la sensibilité des plus coincés et des plus de droite, donc, ami lecteur, si ce que tu vois ne te plaît pas
change de blog, y'en a des millions. C'est aussi et surtout ça la liberté d'Internet.
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Laisser moi vous narrer mon dernier voyage en train…
Cinq minutes de cette aventure ferroviaire m’ont permis de raviver mes plus vils instincts d’être associable que je puisse être. Je me suis remémoré pourquoi je n’aimais pas la promiscuité (mis à part celle d’une jeune femme aux formes généreuses) et les raisons pour lesquelles je ne souhaite pas avoir d’enfant.
A l’heure où le prix à la pompe dépasse le prix de la pompe des filles de petite vertu, j’ai opté pour ce moyen de transport vieux sans être archaïque afin de me rendre à Lyon pour rencontrer des membres d’un forum de juristes (des gens charmants et accueillant que je salue chaleureusement s’ils lisent ces quelques lignes). Et si vous vous imaginez que lors d’une rencontre de juristes on ne fait que des blagues sur l’arrêt de Montcuq ou sur le conseil des tas et que l’on s’emmerde comme un eunuque dans un cinéma pornographique, vous vous trompez amplement.
Bref, revenons à ce calvaire sur chemin de fer, disais-je donc, avant que mes salutations égarées et si éloignées du début de ma phrase me fassent digresser autant qu’un vieillard sénile, Alzheimer et incontinent… ce voyage me vaudra sûrement de claquer toute ma paye de fonctionnaire sur le divan moite d’un psy (pourvu qu’il soit rouge).
Après avoir trépigné sur le quai sale et froid de la gare de Part dieu (Gérard de son prénom) entre trois anglais alcoolisés et cinq militaires finissant leur permission et relatant leurs « exploits » sexuels du week-end (pff les petits joueurs). J’attendais impatiemment que le véhicule, devant me ramener chez moi, arrive après les vingt minutes de retard syndical réglementaire.
Puis, en cherchant ma place, je m’aperçu que celle-ci était occupée par un jeune hippie baba cool et mal lavé, ami de la terre mais ennemi du savon. Je lui laissais cordialement la place près de la fenêtre espérant que l’aération atténuerait l’odeur, sans résultat.
Sur les sièges devant moi, des enfants en bas âge jouaient paisiblement (environ 80 décibels) en se goinfrant de chocolat poisseux dont on ne leur avait visiblement pas appris à l’ingérer par la bouche et qui leur recouvrait la figure au grand émerveillement de leur génitrice qui était du genre à s’esbaudir et à s’enthousiasmer devant la déjection rectale de ses bambins si celles-ci ressemblât à un acteur connu.
De plus, ces gnomes barbouillés et bavant partageaient avec altruisme et avec les cheveux de leur mère le dessert cacaoté sous prétexte de câlins. Heureusement, la digestion faisant son office les larves braillantes finirent par s’endormir et l’on retrouva la quiétude toute relative d’une rame de train bondée.
Au bout d’une demi heure, ce qui fut un très long moment pour mes pauvres narines, l’immonde et putride rejet de mère nature s’est levé dans des relents de miasmes et de saletés pour s’installer sur deux places libres, peut être après avoir lu mes écrits ci-dessus que je m’évertuais à ne pas placer sous le boisseau en les laissant bien apparent. Ce qui montre encore une fois la primauté de l’écrit sur les coups de boules dans les rapports humains avec les nuisibles aphasiques.
Pour le reste de son voyage, l’abject individu, ce résidu de gouape, cette pustule contaminée d’incurables bubons, largua deux caisses bruyantes et même pas retenues (comme le ferait tout homme du monde avec des vesses détresses seulement trahies par l’odorat) et s’extirpa environ cinquante grammes de crottes et autres rejets nasaux les collant sur ce qui faisait office de pantalon et de garde manger.
Libre de tout gêneur a proximité, je retrouve bonne humeur, jovialité et mes fossettes que l’on a complimentées gentiment dernièrement jusqu’à ce que l’attardé consanguin devant moi (non j’ai pas dis ch’timis, j’ai plus de bienséance que les connards du cop Boulogne moi) décide de faire une sieste et, ne sachant comment régler son siège, le fit basculer sans interruption pendant dix minutes.
Derrière moi se trouve un couple de québécois dont l’accent comique de troupier grimaçant de Montréal peut faire sourire les cinq premières minutes mais fais chier les deux cent cinquante cinq autres.
Je ne m’appesantirais pas non plus sur les sonneries de téléphones car, curieusement, durant tout le trajet on ne l’entendit qu’une dizaine de fois et c’était la mienne. Non je plaisante, j’avais mis ma balise Argos asservissante sur vibreur car ça fait des chatouilles aux testicules.
Malgré cela, les dix heures de trajet aller retour, les 120 € lâchés à la SNCF pour leurs lamentables sévices… euh services et malgré les critiques sur mon physique plus avantageux sur photographie prise à 50 mètres de dos et la nuit (mais sans aller jusqu’au physique « un gras » faut pas non plus déconner… ou alors lorsque j’ai le dos tourné à 50 mètres et la nuit) cela valait la peine.
Et au risque de passer pour un bisounours des Pyrénées future victime d’un chasseur aviné et décérébré je tiens à remercier encore ces personnes pour leur charmant week-end, pour m’avoir fait oublier que sur Internet on rencontre plus facilement des pédophiles, des pervers et des fans de Cindy Sander et pour m’avoir accepté tel que je suis, c'est-à-dire un esprit simple (pour ne pas dire un simple d’esprit) dans un corps sain (jusqu’à mon cancer, y’a pas de raison que mon chien en ait eu un et pas moi).
A part cela faut pas croire, j’aime bien l’humanité et je ne parle pas ici du périodique communiste prônant la lutte des classes et le port des casquettes Ricard, je parle ici du genre humain…mais alors seul dans ma voiture… Ah non, je viens de me souvenir comment les niçois conduisent.